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Fukushima : retour sur la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011 et le nuage radioactif qui a fait le tour du monde


11 mars 2026 - 38 vues

Par Thierry Rouger – Antenne 87

Sources : Archives INA ,IRSN 

Le 11 mars 2011, le Japon est frappé par l’un des plus puissants séismes jamais enregistrés. D’une magnitude de 9, il déclenche un tsunami gigantesque qui ravage la côte nord-est du pays. Parmi les installations touchées figure la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui va devenir le théâtre de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl.

Quinze ans plus tard, cet accident reste gravé dans les mémoires, non seulement au Japon mais aussi dans le monde entier, notamment en raison de la dispersion de particules radioactives dans l’atmosphère.

Un enchaînement dramatique

Le séisme survient à 14 h 46 (heure locale). Moins d’une heure plus tard, une vague de plus de 15 à 20 mètres de hauteur frappe le littoral de la région du Tōhoku.

À la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie Tepco, le tsunami submerge les systèmes de secours qui alimentent les circuits de refroidissement des réacteurs. Sans refroidissement, la température monte rapidement.

Dans les jours qui suivent, trois réacteurs entrent en fusion. Des explosions d’hydrogène soufflent plusieurs bâtiments et d’importantes quantités de substances radioactives sont rejetées dans l’atmosphère et dans l’océan.

Plus de 160 000 habitants sont évacués autour de la centrale par précaution.

Le nuage radioactif fait le tour de la planète

Les rejets radioactifs vont rapidement être transportés par les courants atmosphériques. Des masses d’air contaminé commencent à circuler dans l’hémisphère nord quelques jours après l’accident.

Des simulations réalisées par les scientifiques montrent que ce panache radioactif traverse l’océan Pacifique, puis l’Amérique du Nord avant de rejoindre l’Atlantique et l’Europe.

En France, les autorités annoncent alors que le nuage pourrait atteindre le territoire vers le 23 ou le 24 mars 2011, soit une douzaine de jours après l’accident.

Les concentrations attendues sont toutefois extrêmement faibles, environ 0,001 becquerel par mètre cube, soit des niveaux très dilués dans l’atmosphère.

Des particules détectées mais sans danger

À la fin mars 2011, des laboratoires européens confirment la présence de traces d’iode 131 et de césium dans l’air, preuve du passage du nuage radioactif.

Les experts soulignent cependant que ces concentrations sont des milliers de fois plus faibles que celles observées en Europe après l’accident de Tchernobyl en 1986.

En conséquence, les autorités sanitaires affirment que ces retombées n’ont aucune conséquence sur la santé humaine ni sur l’environnement en Europe.

Le phénomène est toutefois très surveillé, notamment à cause du souvenir du nuage de Tchernobyl et de la méfiance d’une partie de l’opinion publique.

Une catastrophe aux conséquences durables

Si l’impact en Europe a été minime, les conséquences au Japon sont profondes :

zones inhabitables autour de la centrale pendant plusieurs années

décontamination massive des sols

crise de confiance envers l’énergie nucléaire

fermeture temporaire de nombreuses centrales dans le pays

Aujourd’hui encore, certaines zones restent partiellement interdites ou surveillées, et le démantèlement complet de la centrale de Fukushima Daiichi devrait durer plusieurs décennies.

Une catastrophe qui a marqué la perception du nucléaire

Fukushima a profondément marqué le débat mondial sur l’énergie nucléaire. Certains pays ont accéléré leur sortie du nucléaire, tandis que d’autres ont renforcé leurs normes de sécurité.

L’accident reste également un symbole de la vulnérabilité des installations industrielles face aux catastrophes naturelles extrêmes.

Quinze ans après, le nom de Fukushima demeure associé à l’une des plus grandes crises technologiques de l’histoire moderne.

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