24 février 2026 - 24 vues
Depuis plusieurs jours, les crues hivernales touchant les vallées du sud de la Marne et du nord de l’Aube perturbent fortement la circulation. Si la situation hydrologique reste globalement maîtrisée, les routes secondaires situées en zones de plaine ont été les premières victimes de la montée des eaux, entraînant fermetures temporaires, déviations et difficultés d’accès pour les riverains.
Des axes submergés en fond de vallée
Dans plusieurs communes rurales, la hausse progressive des niveaux a provoqué la submersion de chaussées longeant les cours d’eau ou traversant les zones humides.
Les routes départementales et communales, souvent étroites et proches du lit majeur des rivières, ont été fermées par précaution afin d’éviter tout risque pour les automobilistes.
Sur le terrain, agents départementaux et équipes municipales ont installé barrières, panneaux et déviations, parfois dans l’urgence face à la progression de l’eau.
Témoignage : « On doit faire un détour de vingt minutes »
À la sortie d’un village du nord aubois, Sophie Martin, habitante et aide-soignante, raconte son quotidien perturbé :
« La route qui longe la rivière est sous l’eau depuis une semaine. Pour aller travailler, je dois passer par une déviation qui me rajoute vingt minutes matin et soir. Ce n’est pas dramatique, mais ça complique l’organisation. »
Même constat pour Jean-Louis Perrin, agriculteur :
« Certaines parcelles sont inaccessibles. Les chemins agricoles sont gorgés d’eau et la route communale est barrée. On attend la décrue pour reprendre normalement. »
Des élus mobilisés face à une situation récurrente
Les municipalités concernées rappellent que ces fermetures restent fréquentes lors des épisodes de crue hivernale.
Un maire du sud marnais souligne :
« Notre territoire est habitué aux débordements saisonniers. La priorité est la sécurité. On préfère fermer une route quelques jours plutôt que prendre des risques. »
Les communes travaillent en coordination avec les services routiers départementaux pour surveiller les ouvrages, évaluer l’état des chaussées et organiser la réouverture dès que possible.
Des conséquences économiques et logistiques
Au-delà des automobilistes, les fermetures impactent également :
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les exploitations agricoles,
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les transports scolaires,
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les services à domicile,
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les petites entreprises locales.
Pour certains professionnels, les détours rallongent les tournées et génèrent un surcoût en carburant et en temps de travail.
Une vulnérabilité structurelle du réseau secondaire
Le réseau routier du secteur présente plusieurs facteurs de fragilité :
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routes construites en fond de vallée,
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franchissements fréquents de petits affluents,
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sols argileux favorisant la stagnation de l’eau,
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remontées de nappes saturant les accotements.
Ces caractéristiques expliquent la rapidité avec laquelle certaines voies deviennent impraticables lors des crues, même modérées.
La décrue attendue, mais la prudence reste de mise
Si la tendance actuelle montre une stabilisation progressive des niveaux d’eau, les autorités appellent à maintenir la vigilance.
La réouverture des routes dépendra :
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de la décrue complète,
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de la vérification de la stabilité des chaussées,
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de l’absence de dépôts ou d’affaissements.
Les automobilistes sont invités à respecter les barrages et à éviter toute tentative de franchissement de routes inondées, principal facteur d’accident lors de ce type d’événement.
Thierry Rouger-Antenne 87
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